Des alchimistes aux premières remises en question

Modifié par Clemni

Du IIIe au XIIe siècle, la chimie se pratique sous une forme encore très empreinte de mysticisme : l’alchimie. Elle mêle ésotérisme, quête de la pierre philosophale et théorie des quatre éléments d’Aristote (air, feu, eau, terre), censés composer toute matière. Malgré cette approche symbolique, les alchimistes posent les fondations de la pratique expérimentale : distillation, sublimation, extraction…

L'une des figures clés de cette époque est Geber (Jâbir ibn Hayyân, VIIIe siècle) – considéré comme le "père de la chimie", il aurait introduit de nombreuses méthodes expérimentales.

Les alchimistes notent leurs expériences en langage codé pour garder leurs "secrets" – le soufre représente souvent l’âme, et le mercure l’esprit…

Au fil des siècles, la théorie des quatre éléments commence à vaciller. En 1783, Antoine Lavoisier, en brûlant de l’hydrogène dans l’air, obtient de l’eau. Cette expérience démontre que l’eau n’est pas un élément, mais un composé. C’est un tournant décisif : la chimie moderne est née, avec une attention nouvelle portée à la mesure et aux bilans de masse.

L'alambic est l'une des inventions attribuées à Geber.

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
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